Se passer du pétrole, du nucléaire et du gaz de schistes... pour recycler ses épluchures...

Cela reste le but premier de l'expérience mais, en cours de route, nous avons découvert quelques merveilles, rencontré du monde, affuté notre curiosité...
Le premier prototype en bois nous avait été confié pour essai par la Régie de Quartier Villeneuve Village Olympique de Grenoble en décembre 2008. Ce prototype a entamé (août 2010) une métamorphose, avec des matériaux moins rustiques mais plus légers, voir ci dessous ... Le 5 avril 2010, nous avions mis en service un 2ième vermicomposteur du commerce qui a rejoint le premier sur le balcon orienté au sud et abrité du vent.
Même le gel de février 2012 ne semble pas avoir affecté le gros lombricomposteur recouvert de cartons et d'un duvet ... Le "petit" nous l'avions rentré quand le thermomètre a commencé à descendre...
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1 mars 2012

Une aventure bien peu risquée...

Pour vous encourager à tenter l'expérience, voici un message que je viens de recevoir. Merci Philippe !
Cela fait longtemps que je me promets de t'envoyer des nouvelles du lombri-composteur que j'ai pu démarrer il y a bientôt un an, grâce aux lombrics que tu as bien voulu me donner.
Je n'ai pas rencontré la moindre difficulté, j'ai suivi les conseils que tu m'avais donnés et je suis absolument ravi du résultat !
Nous sommes trois à la maison, et les déchets organiques sont, pour la plupart, consommés par nos lombrics; lorsque je sens que la quantité est un peu trop importante, je mets le surplus dans le compost du jardin.
Dans quelques semaines je vais récupérer notre premier terreau "lombri-composté"; j'attends qu'il n'y ait plus de vers, qu'ils soient tous montés dans le bac supérieur.
Je récupère à peu près un verre de thé par quinzaine, ce qui est bien suffisant pour nourrir nos plantes vertes et celles des voisins.
Je vais tâcher de faire quelques photos que je t'enverrai.
Je te remercie encore et t'informe que je suis bien évidemment disposé à donner, à mon tour, des vers à quiconque qui souhaiterait se lancer dans cette aventure bien peu risquée !!
Amicalement, Philippe

19 juil. 2011

La fédération des pouponnières à lombrics des quartiers sud change de mail

Désormais il faut s'adresser à
lombric@brindgre.org
La gérante (Val) est très aimable et réactive, elle aussi...
Blague à part, il s'agit d'une bourse gratuite aux lombrics. Des éleveurs bénévoles et amateurs donnent à des lombricomposteurs débutants (mais pas forcément incompétents) de quoi commencer leur élevage.
Il faut impérativement venir chercher les lombrics chez l'habitant à Grenoble, généralement dans les quartiers sud, ce qui permet de voir, à l'occasion, qu'il y fait aussi bon vivre. Cela permet de découvrir une autre installation, de partager les expériences et donne souvent envie d'entrer dans la chaîne...
Bien sûr, il n'y a pas d'expédition ni de livraison possible. A titre indicatif, des lombrics gratuits il y en a dans les composts, les fumiers, les feuilles mortes... et chez les lombricomposteurs de votre région.

16 avr. 2011

Des nouvelles de chez Nicolas

Je viens donner des nouvelles de mon composteur, un bon mois après son démarrage grâce au don d'Elisabeth.
Je me suis fait une boite en matériaux de récupération, palettes pour le tour, polystyrène à l'intérieur, l'idée étant de bien isoler pour maintenir une température stable (il est sur le balcon). J'ai des étages de 40x40cm sur 15cm de hauteur, le fond de chacun étant souple (en bâche trouée) pour augmenter les chances de circulation entre les niveaux.
Et ça marche ! J'ai vu arriver le premier thé de compost bien foncé après 2/3 semaines je dirais, et là j'ai l'impression que les lombrics grouillent pas mal.
Je peux partager une expérience supplémentaire aussi : je stockais depuis 8 mois nos déchets dans un sac de terreau en attendant de construire le composteur, et ils avaient commencé à composter tout seul, sans remuer et avec peu d'odeurs (sac respirant ?). J'ai alimenté un peu le lombricomposteur avec, et ça leur a bien plu je pense. Par contre, j'ai transvasé le reste dans une poubelle en métal (pas respirante du tout donc), et en 3 semaines ça s'est transformé en un truc vraiment moche et puant :( Je tente de faire pousser des courges dessus là...)
Voilà, encore merci Elisabeth pour le don, et je pense pouvoir bientôt commencer à donner aussi. Nicolas.
Commentaire : quand je pense comment j'ai ramé au début ! Il semble vraiment que l'essaimage de vers accompagnés d'un peu de compost qui va avec (donc de la microfaune composteuse) soit diablement efficace !

11 févr. 2011

Chez Bastien

dont la colonie de vers est issue de la pouponnière des quartiers sud de grenoble. Parmi les 3 photos qu'il m'a envoyées j'en ai choisi une : chez Bastien ça se passe au grenier. Son bac à lombricompostage n'est peut-être pas ce que j'aurai choisi (j'aurai eu peur de la profondeur, donc du poids des déchets) mais si ça marche !
… comme promis, des photos de mon composteur... J'en reviens, il y a beaucoup de vers et ils sont beau et gras!
Si vous voulez mettre un petit commentaire:
Une boite en plastique (60x30x40cm environ) de chez casto' (entre 10 et 20€), dans le grenier, où pourtant il ne fait pas vraiment chaud tous les jours!
J'ai fait des trous au fond, sur les cotés et surtout sur le couvercle (entre 5 et 8 mm de diamètre), avec de simples tournevis.
J'ai mis des plateaux (type McDo) avec des calles dessus (ici des tuiles), pour receuillir l'écoulement (même si j'en ai pratiquement jamais, celui-ci s'évapore).
Pas d'entretien autre qu'apporter des détritus toutes les semaines, et rajouter du papier/du journal de temps à autre.
De petits insectes ont élu domicile et participent joyeusement à la décomposition.
Le niveau s'est stabilisé depuis 2 mois (décomposition = apports).
Lancez vous, il n'y a vraiment que des avantages!!!
Voila, donc dispo dès maintenant pour donner des vers, ils commencent à être serrés!

6 févr. 2011

Des nouvelles des vers chez Stéphanie

Voici le courrier que Stéphanie, d'Echirolles, m'autorise à publier. Elle utilise des bacs en frigolite.
En novembre dernier, j'avais participé avec bonheur à un atelier lombricompostage à la Villeneuve, et étais repartie avec deux caisses de frigolite et un troupeau de vers. Comme promis, voici quelques nouvelles des bestioles...
Arrivée à la maison, j'ai bricolé mon lombricomposteur, et je dois dire que c'est drôlement facile à faire (j'y suis arrivée, c'est vous dire). Puis, me disant que ce serait bien plus pratique de ne pas faire ma chochotte avec les vers, je les ai attrapés et rien de grave ne m'est arrivé.
Les premiers jours, j'allais les voir matin et soir, pour vérifier qu'ils ne montaient pas au plafond (le leur), ce qui aurait été signe m'avait-on dit que ça n'allait pas fort pour eux. Je n'ai pas pu non plus m'empêcher de leur donner un petit peu à manger, histoire de leur montrer qu'ils seraient choyés à la maison.
Quelques semaines plus tard, le premier bilan était satisfaisant : les vers s'étaient reproduits et la transformation des déchets se faisait plus rapidement. J'ai récupéré le peu de compost, sec, présent dans le bac du bas.
Quelques semaines ont passé, et j'ai commencé à douter que le compost tombe aisément dans le bac du bas. Une dizaine de minutes de bricolage plus tard, le nombre de trous dans la frigolite avait triplé. Ce n'est probablement pas une mauvaise chose...
Actuellement, mon souci est que le bac du bas ne semble décidément pas là pour recueillir l'ensemble du compost (ce qui y tombe s'asséchant toujours, d'ailleurs). Aussi, le bac du haut est quasi plein, et je regrette de ne pas avoir pris un troisième bac de frigolite pour construire un deuxième étage... qui apparaît désormais nécessaire.
Ci-joint quelques photos du lombricomposteur. Il se trouve dans la cuisine, près du frigo et de la gamelle du chat, puisqu'il s'avère parfaitement hermétique. Au-dessus se trouvent des droséras, friands de moucherons. Et à l'intérieur, vous pourrez constater les conséquences de notre goût pour le velouté de potiron.
Bonne continuation, et encore merci !

12 sept. 2010

Atelier lombricompostage à YESS... une photo

C'était ce matin vers midi... Une cinquantaine de personnes ont assisté à la performance de Val  la composteuse, salariée de Brin d'grelinette, performance qui était de leur expliquer en une heure le lombricompostage. C'était suivi d'une distribution, pour ceux qui le souhaitaient, de vers et éventuellement de bacs en frigolite. Aux pieds de Val, vous avez quelques uns des contenants possibles. Peut-être vous reconnaissez vous sur la photo... C'était un plaisir de vous rencontrer... oui, oui, j'y étais !
Si vous avez besoin de vers n'hésitez pas à cliquer : l'un des membres de la pouponnière aura sûrement de quoi vous aider à démarrer... Attention, cette offre est réservée à ceux qui peuvent se déplacer jusqu'aux illustres et cependant fort paisibles quartiers de la Villeneuve et du Village Olympique, à Grenoble.

15 août 2010

Métamorphose du lombricomposteur en bois en un lombricomposteur composite

Le prototype en bois étant "plein", j'ai voulu faire de la place en vidant le bac inférieur dans un bac plastique pour que le compost se finisse... Mais une fois vidé le casier inférieur s'est montré inutilisable : le grillage qui lui sert de fond était gravement déchiré. J'ai donc convoqué la perçeuse électrique
pour faire des trous dans les bacs (11 cm de profondeur) que j'avais achetés au printemps. Je suis plus généreuse en trous que Benoît et Lombricethic : 75 trous de 8mm car j'ai constaté les compétences des vers en matière d'escalade : il me semble qu'ils doivent pouvoir migrer. Ensuite un petit miracle s'est produit : les bacs en plastique s'adaptent parfaitement aux casiers en bois ! On peu les empiler... Donc, même si j'ai refait une litière pour le nouveau casier... il est possible que ça puisse circuler, en tout cas ça m'évite d'avoir une troisième installation. Voici donc ce que ça donne :
Au sous sol, l'ancien couvercle en plastique noir est redevenu le bac inférieur : il est maintenant plein du fameux compost presque fini avec très peu de vers.
Au rez de chaussée le "casier" bois de 5cm de profondeur j'ai choisi de le laisser vide. Au premier étage (casier bois 10cm) il y a du compost un peu moins mûr (nettement plus de vers.
Au deuxième (casier bois 10 cm), les déchets récents (les vers grouillent) auxquels j'ai rajouté ce qui dans le plus vieux compost me paraissait mériter d'être retravaillé.
Au troisième, dans le bac en plastique gris, une nouvelle litière avec du journal déchiré et trempé, des feuilles mortes du balcon, de bonnes poignées de compost grouillantes de vers, quelques aliments, un petit bol de marc de café, une bonne couverture de papier journal.
Le 4ième étage c'est un bac gris sans trou retourné pour une meilleure étanchéité.
Au niveau de la place c'est parfait et au niveau de la manipulation mon dos va apprécier le plastique. Et les roulettes on va pouvoir les garder.

28 avr. 2010

Visite du 2ième prototype dit vermicomposteur de bureau après 10 jours de jeûne

Au retour des vacances (les mêmes  vacances que celles qu'a subies le prototype en châtaignier), je constate que tout semble aller très bien.
Il y a une grosse condensation sous le couvercle. La masse semble avoir un peu diminué et ça grouille. Il y a même des tout petits vers. Je pense que la quantité de vers est suffisante et comme ils se sont acclimatés, on va s'en contenter.
Je procède donc au nourrissage: environ 500g (beaucoup de marc de café, deux coquilles d'oeufs pilées, 2 pommes pourries, carottes, salades, fenouil, etc. que du cru messieurs dames !)
Dans le bac inférieur, rien n'a coulé, il n'y a pas eu de fugue non plus, juste 2-3 petits moucherons quand même... Il semble que les gros mangeurs de fruits, dont nous sommes , y soient un peu condamnés. Pour l'instant il n'y a pas de gêne et nous nous appliquons à tout mettre dans une boîte fermée pendant 2-3 jours avant le nourrissage, en recouvrant si possible de café. Aérobie et anaérobie, Marie Appelhof qui a écrit "Les vers mangent mes déchets", est carrément contre la boîte étanche. Voilà un sujet de débat !

11 avr. 2010

2ième vermicomposteur (le nouveau)

Pour rassurer les anciennes propriétaires des lombrics : ils semblent aller bien, y en a dans tous les coins et hier, je leur ai donné un vrai repas : 5 poignées d'épluchures (surtout des carottes, un peu de salade, du marc de café, 3 trognons de pommes, un peu de carton)

6 avr. 2010

Vers de Pâques, entrée en service d'un deuxième lombricomposteur.

Ce blog a été créé au départ pour partager notre aventure autour d'un prototype de lombricomposteur en bois de châtaigner. Ce lombricomposteur est toujours en service sur notre balcon malgré un vieillissement accéléré du bois.
Un lecteur du blog, qui commercialise des lombricomposteurs sous la marque Lombricethic nous a proposé d'essayer un de ses modèles. Comme nous avons été très frustrés de ne pouvoir recycler nos déchets végétaux pendant l'hiver (en dessous de 10°, les lombrics ne mangent plus guère) et que nous pensons que le 1er prototype ne sera pas éternel, nous avons accepté...
Le colis est donc arrivé vendredi... Très bien emballé mais avec le caisson en bois un peu abimé aux angles par le voyage. Voici à quoi ça ressemble :
Première surprise : la taille : 50x50x40, pratique dans un bureau, surtout avec des roulettes, mais... il nous semble que ça ne suffira pas à écouler nos épluchures...
Le bac plastique du dessous à une sorte de robinet pour vider le jus éventuel. Les 2 bacs du dessus sont percés de petits trous. dessous, tout autour... J'ai scotché d'autorité les trous des "poignées" : vous vous souvenez peut-être qu'un de nos souci ce sont les moucherons.
Ensuite j'ai préparé une litière : j'ai fait tremper plus de 12 h des bandes de papier journal, les papier en noir et blanc déchiquetés qui servaient à caler le caisson, un peu de carton, quelques feuilles mortes, un tout petit peu d'épluchures... J'ai bien égoutté le tout pour faire une couche humide d'environ 5 à 7 cm de haut.
Et puis, Benoît et ses filles sont arrivés avec les vers de Pâques (10 minutes de voyage, pas de problèmes de fuseaux horaire, ce sont les avantages des pouponnières locales) et un peu de compost de chez eux. Pour les rassembler plus facilement, Benoît pose un bout de carton sur le compost : ils s'y collent et voilà... Paraît que c'est un vieux truc de pêcheur...
Si je n'ai pas récupéré nos propres lombrics c'est que j'avais peur de récupérer avec les grosses larves qui étaient dans notre compost l'été dernier. Celles ci ne font peut-être pas de mal mais comme je n'ai pas réussi à les identifier (cétoines ? black soldiers ?)
Les filles (3 et 5 ans) ont bien vérifié que le bac était correct et que j'allais les nourrir. J'ai donc mis de suite un peu de nourriture : deux poignées de déchets variés dont un peu de café que j'ai essayé de recouvrir de litière et d'une feuille de papier journal.
J'ai glissé le bac à jus dans lequel était empilé le 1er bac (avec litière et vers et couvercle plastique) dans le caisson et fermé la porte du caisson. Le caisson n'est pas tout à fait étanche : des petits trous y ont été percés.
Prochain nourrissage prévu : dimanche.

5 avr. 2010

Faire part de naissance d'une pouponnière à vers

Nous avons l'honneur de vous annoncer
la création de
la Fédération des Pouponnières à Lombrics (composteurs) des quartier Sud de Grenoble,
et notamment Village Olympique et Villeneuve.
L'adoption est gratuite mais pas anonyme...
Pour prendre contact une seule adresse : lombric.vn.vo.gre@free.fr
Au plaisir !
Des Vers-istants grenoblois du Sud

29 déc. 2008

Installation, décembre 08

Nous étions trop impatients pour attendre le printemps, alors nous avons décidé de commencer l'élevage dans la cuisine au grand dégoût de notre fils...
Le 10 décembre 08, nous sommes allés chercher les vers dans le compost de jardin de Val, la guide composteuse, sous la neige , de nuit... Avec elle nous a donné un seau de compost.
Ensuite sur le cadre de dessous, j'ai installé un bout de rideau sur le grillage, puis sur le cadre immédiatement au dessus du papier journal froissé, le compost et les vers et sans doute trop vite un tout petit peu à manger... Les deux cadres inutiles ont atterri en haut de l'armoire. Le choc thermique a du être rude pour les lombrics même s'il a été atténué par le compost.
Un quinzaine de vers a fait le mur dans les 3 premiers jours... Aucun n'a survécu (ils ont séché en route) sauf celui qui s'est réfugié dans la serpillère humide...
En relisant la documentation, nous avons vu qu'il fallait aussi recouvrir le tout d'un papier journal humide...
Et en se promenant, sur internet que les lombrics craignaient le bruit, les vibrations : dans ce cas la cuisine n'était pas le bon endroit ! Nous avons donc déménagé les lombrics dans un bureau où il est également moins tentant de regarder à l'intérieur ou de rajouter une feuille de salade. C'est également plus facile pour ceux qui n'apprécient pas la compagnie des lombrics.
Chaque fois que nous ouvrons, nous humidifions les feuilles de papier du dessus qui ont tendance à sécher vite. Il fait chaud dans l'appartement: 20° sans doute. Le composteur sent fort mais sent bon... C'est sûr : il n'y a pas trop d'eau !
A ce jour, le bac à jus au dessous est sec et vide.
Les lombrics survivants sont discrets : en creusant les débris on tombe parfois sur un nid de 5 ou 6. Une fois, j'en ai vu un en surface !
Nous ne donnons pas tous les jours à manger et pas plus qu'une grosse assiette uniquement d'aliments crus avec une exception pour le marc de café, les feuilles sèches du balcon et les coquilles d'oeuf... Nos petits enfants adorent faire ça !
Les graines de courge ont germé. Un trognon de carotte fait des feuilles...
Il nous semble qu'il y a un sacré courant d'air là dedans... le couvercle supérieur n'est pas non plus très étanche à la lumière.
Certains jours, le problème est de prendre patience.
Notre crainte, toute relative, est qu'il n'y ait pas assez de lombrics...
Qu'en pensez vous ?