Cela fait longtemps que je me promets de t'envoyer des nouvelles du lombri-composteur que j'ai pu démarrer il y a bientôt un an, grâce aux lombrics que tu as bien voulu me donner.
Je n'ai pas rencontré la moindre difficulté, j'ai suivi les conseils que tu m'avais donnés et je suis absolument ravi du résultat !
Nous sommes trois à la maison, et les déchets organiques sont, pour la plupart, consommés par nos lombrics; lorsque je sens que la quantité est un peu trop importante, je mets le surplus dans le compost du jardin.
Dans quelques semaines je vais récupérer notre premier terreau "lombri-composté"; j'attends qu'il n'y ait plus de vers, qu'ils soient tous montés dans le bac supérieur.
Je récupère à peu près un verre de thé par quinzaine, ce qui est bien suffisant pour nourrir nos plantes vertes et celles des voisins.
Je vais tâcher de faire quelques photos que je t'enverrai.
Je te remercie encore et t'informe que je suis bien évidemment disposé à donner, à mon tour, des vers à quiconque qui souhaiterait se lancer dans cette aventure bien peu risquée !!
Amicalement, Philippe
Se passer du pétrole, du nucléaire et du gaz de schistes... pour recycler ses épluchures...
Cela reste le but premier de l'expérience mais, en cours de route, nous avons découvert quelques merveilles, rencontré du monde, affuté notre curiosité...
Le premier prototype en bois nous avait été confié pour essai par la Régie de Quartier Villeneuve Village Olympique de Grenoble en décembre 2008. Ce prototype a entamé (août 2010) une métamorphose, avec des matériaux moins rustiques mais plus légers, voir ci dessous ... Le 5 avril 2010, nous avions mis en service un 2ième vermicomposteur du commerce qui a rejoint le premier sur le balcon orienté au sud et abrité du vent.
Même le gel de février 2012 ne semble pas avoir affecté le gros lombricomposteur recouvert de cartons et d'un duvet ... Le "petit" nous l'avions rentré quand le thermomètre a commencé à descendre...
Le premier prototype en bois nous avait été confié pour essai par la Régie de Quartier Villeneuve Village Olympique de Grenoble en décembre 2008. Ce prototype a entamé (août 2010) une métamorphose, avec des matériaux moins rustiques mais plus légers, voir ci dessous ... Le 5 avril 2010, nous avions mis en service un 2ième vermicomposteur du commerce qui a rejoint le premier sur le balcon orienté au sud et abrité du vent.
Même le gel de février 2012 ne semble pas avoir affecté le gros lombricomposteur recouvert de cartons et d'un duvet ... Le "petit" nous l'avions rentré quand le thermomètre a commencé à descendre...
Messages les plus consultés
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1 mars 2012
Une aventure bien peu risquée...
Pour vous encourager à tenter l'expérience, voici un message que je viens de recevoir. Merci Philippe !
8 déc. 2011
Cinq élèves de Prépa Agro-Veto, lycée Champollion nous écrivent
Ils étaient venus chercher des vers, dans plusieurs annexes de la pouponnière, ils nous donnent des nouvelles de leurs élevages établis dans le cadre de leurs études.
Bonjour,Pour la question du jus, cela semble tout à fait normal au début... Mais quand ça commence...
Alors on a fait plusieurs boites à compost en boites de poissonnier (en polystyrène). Le menu varie selon les boites : marc de café, fruits/légumes, féculents, compost jardin et compost témoin avec de tout !
On étudie chaque semaine l’évolution du pH et de la température. Malheureusement, nous n’avons pas de pH mètre très précis pour le compost, juste les papiers pH et on aimerait un hygromètre. Mais bon, on se débrouille. A la fin, on fera bruler le compost obtenu (sans les vers ) pour calculer le rapport entre matière organique et minérale et donc conclure sur le compost qui se dégrade le plus vite. Si possible, on testera le taux de fer et de glucose dans le jus obtenu mais pour le moment , on n’a pas de jus… est-ce normal ?
Sinon les vers se portent bien et on voit quelques bébés !
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6 déc. 2011
Des nouvelles du réseau de pouponnières à lombrics des quartiers sud...
Nous l'avions créé en toute simplicité notre pouponnière et elle a fait des petits. Le réseau, parti de la Villeneuve et du Village Olympique, s'est étendu à l'ensemble de l'agglomération grenobloise : 40 donneurs potentiels, dont une bonne vingtaine sont déjà passés à l'acte.
Deux règles président à son fonctionnement :
1 la gratuité totale
2 le demandeur vient chercher les lombrics chez l'éleveur (on ne fait jamais d'expédition)
Conséquences : les vers ne sont pas livrés tous nus mais avec une bonne pelletée de litière dans lesquels pullulent d'autres micro organismes et les futurs éleveurs peuvent voir, sentir et toucher le compost (mieux qu'en vidéo). En prime ça crée du lien entre humains, ce qui ne fait pas de mal non plus.
S'il le souhaite le demandeur peut devenir donneur en intégrant la liste que gère Valérie de l'Association Brind'gre : lombric@brindgre.org
C'est d'ailleurs à cette adresse qu'il faut faire une demande si on a besoin de vers...
Deux règles président à son fonctionnement :
1 la gratuité totale
2 le demandeur vient chercher les lombrics chez l'éleveur (on ne fait jamais d'expédition)
Conséquences : les vers ne sont pas livrés tous nus mais avec une bonne pelletée de litière dans lesquels pullulent d'autres micro organismes et les futurs éleveurs peuvent voir, sentir et toucher le compost (mieux qu'en vidéo). En prime ça crée du lien entre humains, ce qui ne fait pas de mal non plus.
S'il le souhaite le demandeur peut devenir donneur en intégrant la liste que gère Valérie de l'Association Brind'gre : lombric@brindgre.org
C'est d'ailleurs à cette adresse qu'il faut faire une demande si on a besoin de vers...
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6 avr. 2010
Vers de Pâques, entrée en service d'un deuxième lombricomposteur.
Ce blog a été créé au départ pour partager notre aventure autour d'un prototype de lombricomposteur en bois de châtaigner. Ce lombricomposteur est toujours en service sur notre balcon malgré un vieillissement accéléré du bois.
Un lecteur du blog, qui commercialise des lombricomposteurs sous la marque Lombricethic nous a proposé d'essayer un de ses modèles. Comme nous avons été très frustrés de ne pouvoir recycler nos déchets végétaux pendant l'hiver (en dessous de 10°, les lombrics ne mangent plus guère) et que nous pensons que le 1er prototype ne sera pas éternel, nous avons accepté...
Le colis est donc arrivé vendredi... Très bien emballé mais avec le caisson en bois un peu abimé aux angles par le voyage. Voici à quoi ça ressemble :Première surprise : la taille : 50x50x40, pratique dans un bureau, surtout avec des roulettes, mais... il nous semble que ça ne suffira pas à écouler nos épluchures...
Le bac plastique du dessous à une sorte de robinet pour vider le jus éventuel. Les 2 bacs du dessus sont percés de petits trous. dessous, tout autour... J'ai scotché d'autorité les trous des "poignées" : vous vous souvenez peut-être qu'un de nos souci ce sont les moucherons.
Ensuite j'ai préparé une litière : j'ai fait tremper plus de 12 h des bandes de papier journal, les papier en noir et blanc déchiquetés qui servaient à caler le caisson, un peu de carton, quelques feuilles mortes, un tout petit peu d'épluchures... J'ai bien égoutté le tout pour faire une couche humide d'environ 5 à 7 cm de haut.
Et puis, Benoît et ses filles sont arrivés avec les vers de Pâques (10 minutes de voyage, pas de problèmes de fuseaux horaire, ce sont les avantages des pouponnières locales) et un peu de compost de chez eux. Pour les rassembler plus facilement, Benoît pose un bout de carton sur le compost : ils s'y collent et voilà... Paraît que c'est un vieux truc de pêcheur...
Si je n'ai pas récupéré nos propres lombrics c'est que j'avais peur de récupérer avec les grosses larves qui étaient dans notre compost l'été dernier. Celles ci ne font peut-être pas de mal mais comme je n'ai pas réussi à les identifier (cétoines ? black soldiers ?)
Les filles (3 et 5 ans) ont bien vérifié que le bac était correct et que j'allais les nourrir. J'ai donc mis de suite un peu de nourriture : deux poignées de déchets variés dont un peu de café que j'ai essayé de recouvrir de litière et d'une feuille de papier journal.
J'ai glissé le bac à jus dans lequel était empilé le 1er bac (avec litière et vers et couvercle plastique) dans le caisson et fermé la porte du caisson. Le caisson n'est pas tout à fait étanche : des petits trous y ont été percés.
Prochain nourrissage prévu : dimanche.
Un lecteur du blog, qui commercialise des lombricomposteurs sous la marque Lombricethic nous a proposé d'essayer un de ses modèles. Comme nous avons été très frustrés de ne pouvoir recycler nos déchets végétaux pendant l'hiver (en dessous de 10°, les lombrics ne mangent plus guère) et que nous pensons que le 1er prototype ne sera pas éternel, nous avons accepté...
Le colis est donc arrivé vendredi... Très bien emballé mais avec le caisson en bois un peu abimé aux angles par le voyage. Voici à quoi ça ressemble :Première surprise : la taille : 50x50x40, pratique dans un bureau, surtout avec des roulettes, mais... il nous semble que ça ne suffira pas à écouler nos épluchures...
Le bac plastique du dessous à une sorte de robinet pour vider le jus éventuel. Les 2 bacs du dessus sont percés de petits trous. dessous, tout autour... J'ai scotché d'autorité les trous des "poignées" : vous vous souvenez peut-être qu'un de nos souci ce sont les moucherons.
Ensuite j'ai préparé une litière : j'ai fait tremper plus de 12 h des bandes de papier journal, les papier en noir et blanc déchiquetés qui servaient à caler le caisson, un peu de carton, quelques feuilles mortes, un tout petit peu d'épluchures... J'ai bien égoutté le tout pour faire une couche humide d'environ 5 à 7 cm de haut.
Et puis, Benoît et ses filles sont arrivés avec les vers de Pâques (10 minutes de voyage, pas de problèmes de fuseaux horaire, ce sont les avantages des pouponnières locales) et un peu de compost de chez eux. Pour les rassembler plus facilement, Benoît pose un bout de carton sur le compost : ils s'y collent et voilà... Paraît que c'est un vieux truc de pêcheur...
Si je n'ai pas récupéré nos propres lombrics c'est que j'avais peur de récupérer avec les grosses larves qui étaient dans notre compost l'été dernier. Celles ci ne font peut-être pas de mal mais comme je n'ai pas réussi à les identifier (cétoines ? black soldiers ?)
Les filles (3 et 5 ans) ont bien vérifié que le bac était correct et que j'allais les nourrir. J'ai donc mis de suite un peu de nourriture : deux poignées de déchets variés dont un peu de café que j'ai essayé de recouvrir de litière et d'une feuille de papier journal.
J'ai glissé le bac à jus dans lequel était empilé le 1er bac (avec litière et vers et couvercle plastique) dans le caisson et fermé la porte du caisson. Le caisson n'est pas tout à fait étanche : des petits trous y ont été percés.
Prochain nourrissage prévu : dimanche.
19 déc. 2009
Petit résumé de nos aventures depuis decembre 2008
Depuis decembre 2008 nous testons un prototype de lombricomposteur en bois qui nous a été prêté par la Régie de quartier. Nous habitons en hlm et sommes entre 2 et 4 adultes, gros mangeurs de fruits et légumes et buveurs de café à prendre quasiment tous nos repas à la maison. C'est une belle expérience qui nous a permis de transformer une grosse part de nos déchets alimentaires en un compost qui s'il n'est pas aussi fin que prévu semble convenir à nos nombreuses plantes de balcon. Par contre le prototype même s'il est toujours en service n'ira sans doute pas plus loin que le printemps 2010: le bois s'est fatigué plus vite que prévu avec des fuites de liquide, d'insectes variés... qui font que nous avons renoncé à lui faire passer l'hiver dans l'appartement. D'autre part, dans notre cas, il ne s'agit plus d'un lombricompostage mais d'un compostage par une faune très variée (donc quelques lombrics) mais efficaces (nombreuses larves blanches non identifiées par exemple). Nous souhaitons absolument poursuivre l'expérience mais avec un lombricomposteur étanche (et léger) et un démarrage avec un nombre correct de lombrics (ce qui n'a pas été le cas au départ). En effet, entre le recyclage des déchets et la découverte "d'un autre monde" à domicile nous ne sommes pas déçus du voyage. Vous pouvez lire le récit de nos aventures sur ce blog.
En ce moment il gèle même sur notre balcon (abrité plein sud) nous avons donc emballé le lombricomposteur jusqu'au dégel... et nos déchets végétaux retournent à la poubelle... Si on les gardaient ça feraient trop pour les petites bêtes quand elles se réveilleront, me semble-t-il.
En ce moment il gèle même sur notre balcon (abrité plein sud) nous avons donc emballé le lombricomposteur jusqu'au dégel... et nos déchets végétaux retournent à la poubelle... Si on les gardaient ça feraient trop pour les petites bêtes quand elles se réveilleront, me semble-t-il.
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29 déc. 2008
Point de départ de l'expérience
En décembre 2008, dans le cadre de la semaine de la réduction des déchets, la Régie de Quartier coordonnait une opération intitulée, "Rien ne se perd, tout se transforme" avec des spectacles, des conférences, des projections, une expo, un troc et ... un stage de compostage d'une demi journée avec un maître composteur de Trièves Compostage. Nous avons participé au stage, rencontré la guide composteuse des Joyeux Composteurs de la Villeneuve, et, suite à une après midi d'initiation sur le stand de la Régie au salon Naturissima, nous avons hérité d'un composteur d'appartement à tester. L'objectif est de pouvoir ensuite construire le sien à l'atelier bois de la MJC Prémol, par exemple.
Nous vivons en hlm et étions intéressés par l'expérience parce que nous sommes fatigués de remplir des poubelles d'épluchures. Nous vivions auparavant à la campagne et même si nous ne savions pas vraiment faire le compost, c'est au jardin que les déchets végétaux retournaient à leur origine... Sur internet nous avions visité les sites de lombri-compostage mais le prix des installations vendues étaient un peu trop élevé pour nous. L'expérimentation qui nous a été proposée tombait donc à pic.
Nous sommes un famille de 3 à 4 adultes, grand mangeurs de légumes et de fruits, presque végétariens et buveurs de café. Il y a aussi pas mal de plantes sur notre tout petit balcon.
Nous vivons en hlm et étions intéressés par l'expérience parce que nous sommes fatigués de remplir des poubelles d'épluchures. Nous vivions auparavant à la campagne et même si nous ne savions pas vraiment faire le compost, c'est au jardin que les déchets végétaux retournaient à leur origine... Sur internet nous avions visité les sites de lombri-compostage mais le prix des installations vendues étaient un peu trop élevé pour nous. L'expérimentation qui nous a été proposée tombait donc à pic.
Nous sommes un famille de 3 à 4 adultes, grand mangeurs de légumes et de fruits, presque végétariens et buveurs de café. Il y a aussi pas mal de plantes sur notre tout petit balcon.
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