Se passer du pétrole, du nucléaire et du gaz de schistes... pour recycler ses épluchures...
Cela reste le but premier de l'expérience mais, en cours de route, nous avons découvert quelques merveilles, rencontré du monde, affuté notre curiosité...
Le premier prototype en bois nous avait été confié pour essai par la Régie de Quartier Villeneuve Village Olympique de Grenoble en décembre 2008. Ce prototype a entamé (août 2010) une métamorphose, avec des matériaux moins rustiques mais plus légers, voir ci dessous ... Le 5 avril 2010, nous avions mis en service un 2ième vermicomposteur du commerce qui a rejoint le premier sur le balcon orienté au sud et abrité du vent.
Même le gel de février 2012 ne semble pas avoir affecté le gros lombricomposteur recouvert de cartons et d'un duvet ... Le "petit" nous l'avions rentré quand le thermomètre a commencé à descendre...
Le premier prototype en bois nous avait été confié pour essai par la Régie de Quartier Villeneuve Village Olympique de Grenoble en décembre 2008. Ce prototype a entamé (août 2010) une métamorphose, avec des matériaux moins rustiques mais plus légers, voir ci dessous ... Le 5 avril 2010, nous avions mis en service un 2ième vermicomposteur du commerce qui a rejoint le premier sur le balcon orienté au sud et abrité du vent.
Même le gel de février 2012 ne semble pas avoir affecté le gros lombricomposteur recouvert de cartons et d'un duvet ... Le "petit" nous l'avions rentré quand le thermomètre a commencé à descendre...
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31 oct. 2011
Seigneur ver de terre, un conte voltaïque
Découvert dans le livre Contes de la gazelle 14, contes voltaïques, ouvrage collectif publié en 1980 par l'Ecole, l'arbre du voyageur. Le livre étant épuisé, je ne résiste pas à vous en communiquer l'intégrale et même l'illustration... On peut cliquer sur les images pour les agrandir. Merci à Kam Ollé Joachim E d'avoir pris la peine de la raconter.
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20 août 2010
Origine des nains dans la mythologie nordique
Dans L 'Edda de Snorri, un des grands livres de la mythologie nordique, les nains furent d'abord des vers dans le cadavre d'Ymir, le géant primordial. Les dieux leur accordèrent une forme humaine et l'intelligence, mais ils continuèrent à habiter dans la terre et dans les pierres.
Ci dessus une représentation du meurtre d'Ymir dont le crâne a donné la voûte céleste quand même...
Asticots et lombrics, larves de mouches et vers de terreau, ce n'est pas précisé ... Ils ont du tous s'y mettre...
Pour les "spécialistes" il s'agit d'un motif répertorié sous le numéro F 451.1.1 "Dwrafts originate from maggots in flesh of giant"
J'ai trouvé cette info dans un livre encyclopédique : "Nos bons voisins les lutins, nains, elfes, lutins, kobolds et compagnie", Claude Lecouteux, José Corti 2010. Il est disponible à la Médiathèque de l'Arlequin.
Ci dessus une représentation du meurtre d'Ymir dont le crâne a donné la voûte céleste quand même...
Asticots et lombrics, larves de mouches et vers de terreau, ce n'est pas précisé ... Ils ont du tous s'y mettre...
Pour les "spécialistes" il s'agit d'un motif répertorié sous le numéro F 451.1.1 "Dwrafts originate from maggots in flesh of giant"
J'ai trouvé cette info dans un livre encyclopédique : "Nos bons voisins les lutins, nains, elfes, lutins, kobolds et compagnie", Claude Lecouteux, José Corti 2010. Il est disponible à la Médiathèque de l'Arlequin.
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15 avr. 2010
Limbes, Nancy Huston
Dans la catégorie littérature, voici un récit de création , tel que je l'ai trouvé chez une écrivaine d'aujourd'hui :
.... Qui a commencé ?Le livre a été publié chez Actes Sud en 1997.
C'est l'autre, là, Worm. Oui, au commencement était le Ver. Il se sentait seul, il avait envie de compagnie. Comment osez-vous me laisser seul ? dit-il à sa Création en secouant le poing. Parlez-moi ! Alors il nous fit. A son image. C'est à s'arracher les cheveux...
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18 nov. 2009
Trois contes dont les héros sont des vers
Voici le résumé de trois contes
Comment l'argent est venu au monde : au début les hommes ne pensaient qu'à la mort... tant et si bien qu'ils se consumaient à l'attendre. Ils mourraient avec juste la peau sur les os. Cela ne faisait pas l'affaire des vers. Affamés, à bout de force les vers sont allés voir Dieu. Pour sauver leur race, Dieu a introduit l'argent dans le monde. Depuis les hommes ne parlent plus qu'en termes de dépenses et de recettes, ils ont oublié la mort, ils se goinfrent et les vers, eux, rendent grâce à Dieu pour sa grande miséricorde... Conte adapté de la tradition judéo-marocaine par Ben Zimet
Le crapaud et le ver de terre décident de se fabriquer leurs vêtements. Le ver de terre veut une belle robe faite avec le fil le plus fin. Le crapaud, lui, est pressé, il prend du gros fil : il a vite fini. Le ver s'applique mais le fil est si fin qu'il finit par s'embrouiller, il se met l'écheveau autour du cou : ce qui explique les traces qu'il a encore autour du cou. Le crapaud porte toujours son habit grossier, c'est pour ça qu'il a l'air si sale. Contes du Japon d'autrefois, Yanagita Kunio
Le fou-rire de la grenouille : en Australie, on raconte qu'un beau matin une grenouille ordinaire s'est réveillée prête à tout pour se faire remarquer. Elle a bu l'eau des étangs, l'eau des lacs, des rivières... toute l'eau, pas une flaque ne lui a échappée. Elle est devenue énorme et personne n'osait se plaindre. Pour lui faire recracher un peu d'eau, hommes et bêtes ont tenté de la faire rire. Le singe a essayé, le lapin a essayé, en vain. C'est alors que venu du fond de la terre s'est avancé le ver, minuscule, ridicule, transparent, dégoûtant, il a exécuté une danse devant la grenouille et celle-ci a explosé de rire... Toutes les eaux douces ont alors été rendues et c'est depuis ce temps que nous devons une fière chandelle au ver. Muriel BlochCes trois contes, je les ai trouvés dans le recueil de Muriel Bloch, 365 Contes des pourquoi et des comment chez Gallimard.
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12 mars 2009
L'épopée du ver
Vous ne trouverez pas ça dans un livre de science naturelle mais dans
"La légende des siècles" de Victor Hugo
J'ai été étonnée de la place que le poète accorde à cet animal, même s'il en donne une image plutôt négative... quoique... la vie est-elle possible sans la mort ?
En tout cas, pendant qu'on lit ça on ne va pas déranger les petites bêtes qui mangent nos déchets ! Et puis, là aussi, tout est vers.
L’épopée du ver, extraits :
Je suis le roi muré. J'habite le décombre.
La mort me regardait quand d'une goutte d'ombre
Elle fit le corbeau.
...
Il faut bien que le ver soit là pour l'équilibre.
Ce que le Nil, l'Euphrate et le Gange et le Tibre
Roulent avec leur eau,
C'est le reflet d'un tas de villes inouïes
Faites de marbre et d'or, plus vite évanouies
Que la fleur du sureau.
Fétide, abject, je rends les majestés pensives.
Je mords la bouche, et quand j'ai rongé les gencives,
Je dévore les dents.
Oh ! ce serait vraiment dans la nature entière
Trop de faste, de bruit, d'emphase et de lumière,
Si je n'étais dedans !
…
L'univers magnifique et lugubre a deux cimes.
Ô vivants, à ses deux extrémités sublimes,
Qui sont aurore et nuit,
La création triste, aux entrailles profondes,
Porte deux Tout-puissants, le Dieu qui fait les mondes,
Le ver qui les détruit.
Les sept merveilles du monde, extraits :
... Ne vous arrêtez pas. Montez ! montez encore !
Moi je rampe, et j'attends. Du couchant, de l'aurore,
Et du sud et du nord,
Tout vient à moi, le fait, l'être, la chose triste,
La chose heureuse ; et seul je vis, et seul j'existe,
Puisque je suis la mort.
La ruine est promise à tout ce qui s'élève.
Vous ne faites, palais qui croissez comme un rêve,
Frontons au dur ciment,
Que mettre un peu plus haut mon tas de nourriture,
Et que rendre plus grand, par plus d'architecture,
Le sombre écroulement.
L'islam, extrait :
... Moi, comme être vivant, retenez bien ceci,
Je ne suis qu'un limon par les vices noirci ;
J'ai de tous les péchés subi l'approche étrange ;
Ma chair a plus d'affront qu'un chemin n'a de fange,
Et mon corps par le mal est tout déshonnoré ;
O vous tous, je serais bien vite dévoré
Si dans l'obscurité du cercueil solitaire
Chaque faute de l'homme engendre un vers de terre,
Fils, le damné renaît au fond du froid caveau
Pour être par les vers dévoré de nouveau ;
Toujours sa chair revit, jusqu'à ce que la peine,
Finie, ouvre à son vol l'immensité sereine...
"La légende des siècles" de Victor Hugo
J'ai été étonnée de la place que le poète accorde à cet animal, même s'il en donne une image plutôt négative... quoique... la vie est-elle possible sans la mort ?
En tout cas, pendant qu'on lit ça on ne va pas déranger les petites bêtes qui mangent nos déchets ! Et puis, là aussi, tout est vers.
L’épopée du ver, extraits :
Je suis le roi muré. J'habite le décombre.
La mort me regardait quand d'une goutte d'ombre
Elle fit le corbeau.
...
Il faut bien que le ver soit là pour l'équilibre.
Ce que le Nil, l'Euphrate et le Gange et le Tibre
Roulent avec leur eau,
C'est le reflet d'un tas de villes inouïes
Faites de marbre et d'or, plus vite évanouies
Que la fleur du sureau.
Fétide, abject, je rends les majestés pensives.
Je mords la bouche, et quand j'ai rongé les gencives,
Je dévore les dents.
Oh ! ce serait vraiment dans la nature entière
Trop de faste, de bruit, d'emphase et de lumière,
Si je n'étais dedans !
…
L'univers magnifique et lugubre a deux cimes.
Ô vivants, à ses deux extrémités sublimes,
Qui sont aurore et nuit,
La création triste, aux entrailles profondes,
Porte deux Tout-puissants, le Dieu qui fait les mondes,
Le ver qui les détruit.
Les sept merveilles du monde, extraits :
... Ne vous arrêtez pas. Montez ! montez encore !
Moi je rampe, et j'attends. Du couchant, de l'aurore,
Et du sud et du nord,
Tout vient à moi, le fait, l'être, la chose triste,
La chose heureuse ; et seul je vis, et seul j'existe,
Puisque je suis la mort.
La ruine est promise à tout ce qui s'élève.
Vous ne faites, palais qui croissez comme un rêve,
Frontons au dur ciment,
Que mettre un peu plus haut mon tas de nourriture,
Et que rendre plus grand, par plus d'architecture,
Le sombre écroulement.
L'islam, extrait :
... Moi, comme être vivant, retenez bien ceci,
Je ne suis qu'un limon par les vices noirci ;
J'ai de tous les péchés subi l'approche étrange ;
Ma chair a plus d'affront qu'un chemin n'a de fange,
Et mon corps par le mal est tout déshonnoré ;
O vous tous, je serais bien vite dévoré
Si dans l'obscurité du cercueil solitaire
Chaque faute de l'homme engendre un vers de terre,
Fils, le damné renaît au fond du froid caveau
Pour être par les vers dévoré de nouveau ;
Toujours sa chair revit, jusqu'à ce que la peine,
Finie, ouvre à son vol l'immensité sereine...
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